4 800 bénévoles, 500 locations de tentes, 30 concessions alimentaires et bien plus à l’AirVenture.

C’est un exercice de planification, de logistique et d’exécution qui défie l’entendement. Pour l’Experimental Aircraft Association(EAA), organiser l’AirVenture revient, entre autres choses, à créer une ville qui assure des services (nourriture, boissons, toilettes et douches, divertissement) auprès de 30 000 à 40 000 personnes campant sur les lieux pendant une semaine entière. Cela signifie aussi gérer un aéroport où des appareils atterrissent toutes les 15 à 20 secondes, prévoir du stationnement pour plus de 5 000 aéronefs à la fois, aménager une très vaste zone où accueillir des expositions et des activités spéciales… sans oublier plus de 500 000 passionnés d’aviation qui s’y réunissent pour l’occasion.

« Le contrôle de la circulation aérienne est à lui seul une chorégraphie extraordinaire impliquant la participation des effectifs et des bénévoles de l’EAA, de la Federal Aviation Administration (FAA), du personnel aéroportuaire et de 50 contrôleurs aériens. L’effervescence sur nos deux pistes d’atterrissage est ahurissante. Néanmoins, d’une année à l’autre, nous réussissons à faire de ce rassemblement d’appareils une affaire qui tourne de plus en plus rondement », indique Dick Knapinski, directeur des communications pour l’EAA.

© EAA

D’après lui, l’organisation de l’AirVenture n’est possible que grâce à l’armée de passionnés d’aviation (4 800 en 2012) qui offrent gracieusement leur temps d’année en année. Certains arrivent déjà au début de juin pour participer à la mise en place de l’événement (cet été, il aura lieu du 29 juillet au 4 août, à Oshkosh, dans le Wisconsin); ils viennent dans leur VR qu’ils garent sur le terrain voisin de l’aéroport. Dans la journée, ils s’occupent de ce qu’il y a à faire pour l’organisation de l’événement et, après-coup, la plupart d’entre eux restent pour aider à la remise en état des lieux, ce qui généralement leur prend un mois de plus. D’autres, des membres de différents chapitres de l’EAA disséminés dans le Midwest américain, viennent les fins de semaines, en juin et juillet, pour donner un coup de main. Enfin, beaucoup d’autres encore viennent pour la fête aéronautique comme telle.

« Nous comptons quelque 200 présidents bénévoles; ils sont chacun chargés d’un groupe de volontaires qu’ils encadrent pour l’exécution de tâches précises, par exemple le stationnement des avions. Nous ne pourrions pas préparer l’AirVenture sans nos bénévoles. Cette manifestation est la leur; ils en font désormais partie intégrante et c’est, pour eux, une question de fierté personnelle », ajoute-t-il.

La planification de cet événement est un processus qui ne s’arrête jamais. Ainsi, à titre d’exemple, il a fallu trois ans pour organiser la visite de l’Airbus A380 en 2009. L’EAA est toujours tournée vers l’avenir; elle n’anticipe pas que l’année suivante, mais plusieurs années à la fois. « Après l’événement, nous consacrons le mois d’août à l’examen de la rétroaction fournie par nos 800 exposants et par le plus grand nombre possible de participants que nous puissions joindre. Nous analysons d’abord les informations récoltées et, ensuite, nous commençons à planifier pour les années suivantes », d’ajouter M. Knapinski.

Les mordus de l’aviation passent leur temps à essayer de transmettre leur passion à leur entourage. Mais, lorsqu’ils viennent à l’AirVenture, ils n’ont plus à le faire puisque, sur place, tout le monde est sur la même longueur d’onde. Et M. Knapinski de conclure : « Certains comparent cet événement à une réunion de famille, une réunion qui serait organisée parallèlement à des Jeux olympiques ! »

PHOTO DE COUVERTURE: La participation à l'AirVenture de l'EAA en 2012 a de nouveau dépassé les 500 000 personnes; des appareils comme le C-5 de l'armée de l'air américaine ont rassemblé des foules enthousiastes. (Photo de l'EAA par BradyLane) © EAA


Commentez cet article